Avec le temps...

Avec le temps...
On finit par changer, par accepter des choses que l'ont pensaient indignes de ce monde. On ne ressent plus cette douleur si dévastatrice, ces larmes acides sur les joues finissent par devenir une échappatoire convenable et acceptable, on met sa musique à fond pour ne plus entendre son coeur crier, on se saigne pour pouvoir s'échapper. On regarde le monde sous un nouvel angle, on reparle à des amies qui nous manquent, on gagne des paris, un être chère nous manque horriblement et on ne s'y fait pas, on souffre chaque jour de plus en plus de son absence, on découvre la scarification, on commence par se couper la main puis viens le poignet. Finalement on s'arrête et on commence à fumer, on peux plus passer une journée sans ses clopes, on accepte les différences faites, on finit par tout accepter. Les choses les plus atroces nous semblent banales, la violence nous est familière. Ma vie est une étendue déserte dans laquelle peu s'y aventure, un désert ardent de souffrances et de questions qui ne trouveront jamais de remède...

# Posté le dimanche 08 mars 2009 17:27

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:51

Au final...

Au final...
On gueule sur sa mère quand elle nous dit que le cannabis c'est mauvais, on débat sur des sujets tels que l'immortalité et on ne pense pas à sa vie, on la néglige. On tape dans les portes jusqu'à ce qu'elles éclatent, le poing en sang on avance toujours plus vite, toujours plus loin dans la déprime, on prend peur de ce que l'on est capable de faire, on se terre dans la solitude par choix. On fume, on se drogue, on aime ça et on tombe dedans, on chauffe de l'intérieur, on brule, on souffre comme si on se faisait dépecer peu à peu, comme si chaque millimètre de notre peau était tailladée des centaines de fois. On se laisse glisser peu à peu, on sent sa peau se consumer, son sang se répandre dans un bain d'acide, ça pique, ça fait mal mais finalement on se fait à tout et la douleur en devient banale, futile. On sent son âme quitter son corps, ses os se dissoudre, on se sent léger malgré la douleur, on se sent soulagé de toutes ces choses difficiles endurées, on accepte sa mort. Au final on regrette notre geste et on se dit que la vie valait peut-être le coup d'être subie, qu'elle n'était pas si mal. Il est déjà trop tard, la mort nous a repris ce qu'il nous resté, la seule chose encore capable de nous faire continuer, la vie.

# Posté le mardi 17 mars 2009 15:46

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:49

Lui...

Lui...
Lui qui me fait tant souffrir sans même être présent, lui qui fait de chacune de mes nuit un véritable cauchemar, lui qui même après 6 ans me hante et me détruit, Lui c'est celui que j'appelais "papa". Je souffre de son ignorance, de son indifférence, de tous ces moments où j'aurais pu être avec lui, pourquoi après tant d'années ton visage est-il toujours gravé dans ma mémoire, pourquoi nous as-tu abandonné... Des réponses que seul toi aurai pu m'apporter, ces doutes en moi brulent mon esprit et me rendent la vie difficile, ton visage froid, dépourvu de sentiments et d'intérêt, tu nous disais : "Venez, je vais pas vous manger..." et finalement c'est ce que tu fais, tu nous ronge peu à peu sans même le savoir, sans même nous voir. J'avais envie de me tuer, j'aurai pu y arriver mais qu'aurait été la vie de notre "famille" si j'avais disparu, qu'est-ce qu'elles seraient devenues... Certainement que des êtres errants sans aucun but, sans aucune envie, aujourd'hui je suis fier de ce que j'ai accompli, j'ai enfin réussi à prendre ta place, toi qui nous a inculquer de se battre sans jamais que toi tu le fasses, un jour je te reverrai, je pourrai enfin dormir sans que ton visage me réveille, un jour enfin je pourrai te dire en face que je n'ai jamais eu besoin de toi pour grandir, que je me suis construis sans ton aide, sans ton "amour", sans toi...
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# Posté le vendredi 26 juin 2009 10:22

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:50